La pâte à crêpe est l’un des mets les plus prisés en France. Traditionnellement ancrée dans les habitudes culinaires des ménages, elle est préparée sous forme de galette fine à base de composants comme la farine, le lait et les œufs principalement. Elle est présente à l’heure du goûter dans les ménages ou même à n’importe quel autre moment de la journée pour autant que l’on souhaite manger quelque chose de léger et d’exquis sans trop se dépenser. Les souvenirs d’enfance sont bien remplis de ces moments de partage en famille autour de la pâte à crêpe.

L’origine de la pâte à crêpe selon le rapport de certains historiens remonte à 7000 ans avant Jésus-Christ. À cette époque, la crêpe préparée était épaisse et n’était que le résultat d’une pâte obtenue grâce à un mélange de céréales écrasées à de l’eau. La crêpe de cette époque n’a donc rien de semblable à la crêpe à laquelle les gens de la société sont habitués aujourd’hui.

C’est dans le cours du 13e siècle que la crêpe est apparue en France, notamment en Bretagne. C’était à l’issue des nombreuses croisades effectuées en Asie. Les participants à ces croisades sont revenus avec des produits, dont la farine de sarrasin, encore appelée farine de blé noir. C’est le début de l’ère de la crêpe en France.

De l’Asie à la Bretagne en France, la crêpe a aussi beaucoup voyagé dans d’autres régions du monde. On la retrouve sous d’autres appellations certes, mais la façon de la préparer semble bien s’accorder avec les usages en France. Aux États-Unis d’Amérique, au Mexique, en Italie, dans les pays de l’Est en Europe, la crêpe fait partie aussi du quotidien des peuples. De nombreux restaurants ont même fait de la pâte à crêpe leur spécialité ; l’améliorant et l’enrichissant avec différents procédés pour des saveurs plus attractives et plus rehaussées.

Les procédés pour bien préparer une pâte à crêpe classique

Les origines de la crêpe montrent un mélange très simple d’éléments regroupant une farine ou un mélange de farines et un liquide. Mais à l’ère de la crêpe en France, les procédés de préparation de la crêpe ont beaucoup évolué. La crêpe n’est plus seulement une galette préparée avec de l’eau et de la farine. Elle a pris un visage typiquement français où de nouveaux composants et ingrédients ont fait leur apparition. Alternativement à l’eau, on retrouve le lait ou la bière. On retrouve aussi d’autres composants tels que les œufs, le sucre, le sel et le beurre.

À titre d’exemple, la préparation d’une pâte à crêpe classique pour six personnes nécessitera 250 g de farine, 4 œufs, 50 cl de lait, 25 g de beurre et 50 g de sucre. Pour démarrer, il faudra réunir comme matériels une poêle et un saladier, un cul-de-poule ou une jatte. La pâte à crêpe sera prête en cinq étapes bien suivies. Premièrement, il faut prendre son saladier et y mettre de la farine à laquelle on doit ajouter le sucre et une petite pincée de sel. À la deuxième étape, il faut créer une fontaine et y mettre 2 œufs bien gros avec 2 jaunes. La troisième étape est celle du mélange où il faut ajouter au fur et à mesure à un rythme lent 50 cl de lait tiède tout en remuant. À la quatrième étape, il faut laisser maintenant tout le mélange ainsi réalisé au repos. Enfin, cinquièmement, fondez 25 g de beurre au feu dans une casserole. Le beurre doit être bien fondu pour que l’effet voulu soit obtenu. Laissez-le se tiédir pour le verser ensuite dans la pâte et procédez au mélange. Lorsque ces étapes sont bien respectées, l’on obtient une bonne pâte à crêpe classique.

La pâte à crêpe peut être salée ou sucrée selon le choix

Pour avoir une pâte à crêpe sucrée ou salée, tout dépend des ingrédients que l’on décide de choisir pour la préparation. Ainsi, traditionnellement en Bretagne, la préparation de la pâte à crêpe salée fait recours à l’usage de la farine de blé noir connue sous le nom de sarrasin. C’est une farine très appréciée pour le fait qu’elle ne contient pas de gluten. À la farine de blé noir, d’autres ingrédients sont ajoutés. Il s’agit de l’eau et du sel. Mais il y a possibilité de compléter de la bière, une petite dose d’huile, du poivre et à souhait d’autres types de farine en quantité : froment ou châtaigne. Ces ingrédients bien que représentant ceux utilisés de façon classique peuvent connaître des différences en fonction de chaque crêpier.

La consommation de la pâte à crêpe salée peut être accompagnée de garnitures telles que le jambon, le fromage râpé et un œuf. On peut également avoir les trois en même temps. La crêpe sera ainsi dite complète. La préparation de la pâte à crêpe sucrée quant à elle nécessite un ajout de sucre aux ingrédients précédemment cités pour la préparation de la pâte à crêpe salée. On peut la consommer avec des garnitures comme la confiture, le beurre, le chocolat, le miel, le nutella, le caramel, le citron, etc.

Les différentes variantes de la pâte à crêpe

La pâte à crêpe est un grand voyageur. De l’Asie à la Bretagne en France, elle s’est répandue à travers le monde et est devenue une habitude dans les modes d’alimentation. La conséquence de cet état des lieux est qu’il existe autant de variétés de pâte à crêpe que de cultures ou de peuples ayant réussi à se l’approprier. Non seulement les noms donnés à la pâte à crêpe sont différents en fonction des cultures ou des peuples considérés, la préparation connaît également quelques variations, avec des saveurs plus épicées lorsqu’on passe d’un lieu à un autre.

L’Amérique du Nord et les pays de l’Est de l’Europe se distinguent dans le mode de préparation

En Amérique du Nord où la pâte à crêpe est bien ancrée dans les habitudes alimentaires, elle est dénommée Pancake. Le Pancake est une forme de crêpe épaisse préparée avec du levain. C’est là toute la différence avec les crêpes bretonnes qui sont caractérisées par leur finesse.

En Russie et en Ukraine, la pâte à crêpe est connue sous le nom de Blini. Tout comme la pâte à crêpe américaine, elle est préparée avec du levain. Ce qui a pour effet de la rendre épaisse. La particularité de la pâte à crêpe Blini est qu’elle est souvent servie en rapport avec des fêtes religieuses ou des rituels donnés.

En Chine, en Italie, etc., la farine de base change

En Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au Maroc, au Liban, en Hongrie, la pâte à crêpe porte respectivement les noms Filloa, Pannenkoek, Msemmen, Manakish, Palacsinta et Clatita. Mais la préparation de la pâte à crêpe se fait dans ces pays à base de la farine de blé. Ce qui n’est pas le cas de la Chine où la préparation est faite à base de farine de riz, du Maghreb où la préparation est faite à base de semoule, de l’Argentine, de l’Italie et de l’Inde où la préparation est faite à base de lentille.

La gaufre, une forme de pâte à crêpe propre à la Belgique et à de nombreux pays européens

La gaufre est une pâte à crêpe connue pour la particularité de ses formes. Celles-ci sont la résultante de la variété des plaques métalliques ainsi que des motifs utilisés pour la cuisson. La gaufre est d’origine belge. Mais dans certains pays comme la France, l’Italie et le Suisse, elle est aussi bien connue.

Les meilleurs moments pour manger la pâte à crêpe

De manière générale, la pâte à crêpe peut être prise à tout moment pourvu que l’on en éprouve le besoin. Mais en Asie et en France où elle a connu son plus grand essor, elle est le mets préféré au goûter ou encore au dessert. Elle constitue une bonne entrée pour un déjeuner bien copieux. Les fêtes foraines sont aussi des occasions très favorables où la consommation de la pâte à crêpe est très prisée. D’ailleurs, la gaufre est référencée pour sa popularité lors de ce genre d’évènements. Avec ses nombreuses variétés et ses formes multiples, elle attire un public assez riche et varié.

D’un autre côté, la consommation de la pâte à crêpe est aussi associée dans certains pays à des fêtes religieuses. La plus connue de ces fêtes est la Chandeleur. Selon une certaine légende, pour garantir sa prospérité, en cuisinant la pâte à crêpe, il faut tenir une pièce de monnaie dans la main tout en fredonnant une chanson dédiée à la Chandeleur. Le Mardi gras est aussi une fête à laquelle on associe la pâte à crêpe. En Russie, il en est de même avec le blini que l’on consomme généralement à l’occasion de fêtes religieuses.